On est pas encore le 24 décembre. Et je sais que cette année j'ai été sage et que je serais gâtée par le Vieux Barbu.Pourquoi alors une espèce de vague à l'âme ? Parce qu'une année de plus se termine. Parce qu'encore une fois rien n'a été comme je l'ai désiré et que j'ai perdu plus que je n'avais imaginé. Même si j'ai énormément gagné au change.
Une personne qui a autrefois été mon meilleur ami m'a dit récemment que je ne savais pas jouer la comédie. Et c'est vrai. Le Cours Florent n'y pourrait rien pour moi. Je suis trop entière, trop à cheval sur ce principe comme quoi être fausse n'apporte rien pour pouvoir faire semblant. Je peux passer de l'amour à la haine en 2s, et je n'ai toujours pas appris à faire dans la demie-mesure. Quelqu'un qui me trahit deviendra de l'ami à l'ennemi, les chanceux tomberont dans l'indifférence.
Ca fait bizarre de se dire qu'on ne connaitra pas la nana d'un ami, quand on sait qu'une _*****_ si. Ca pique. Mais moins qu'avant.
Je me désaigrise en fait et j'apprends à vivre pour moi même. Plus pour les autres. Je ne saute plus sur mon téléphone quand je reçois un SMS ou un appel. Je prends mon temps, je me prends mon temps à moi, pour moi. Plus pour eux.
J'ai mes ami(e)s à moi. Je sais qui ils sont et ce que je ferais pour eux. Et ils savent qui ils sont. Et maintenant j'aborde les choses plus sereinement. Je garde les mauvaises habitudes quand même, je continue de détester, mais avec nuance.
J'ai arrêté de détester pour de mauvaises raisons, toutes souvent futiles. Je déteste A. parce qu'elle a brisé mon amitié avec A. Parce qu'elle n'a jamais été mon amie. Je déteste T. parce qu'elle a fait de même. Mais aussi parce qu'en définitive elle ne m'a rien apporté, à part une perte de temps colossale. Parce qu'elle a causé du tort à des gens auxquels je tiens et à moi. Parce qu'elle m'a fait un mal fou sans s'en préoccuper.
Je sais mettre un nom sur chaque blessure qu'on m'a faite cette année et j'arrive à m'en relever, plus forte.
Je ne prétends pas être une oie blanche au dessus de tout soupçon. Parce que j'ai mes torts moi aussi. Et je sais les reconnaître. Mais je refuse de régresser pour tous ces gens qui ne m'apportent plus rien. Je les laisse sur le bas côté et je continue mon chemin, égoïste certes, mais bien plus heureuse qu'avec les boulets que je m'étais accrochés aux chevilles pour des pseudo amitiés de lycée qui n'ont pas tenu 500km de distance pour une post ado qui n'a fait que pomper mon énergie vitale pour me laisser en plan ensuite.
J'avance et je suis heureuse.
Les autres, je les emmerdes.
L'enfer c'est les autres.
Mon Paradis, c'est de ne plus jouer la comédie.

1 commentaire:
J'ai tout lu jusqu'au bout, je me suis reconnue ... avec au moins 5 ans de moins. Moi aussi je suis sans demi-mesure, soit j'adore soit je hais. Je déteste B. parce qu'elle m'a pris mon fiancé, mais aujourd'hui avec le recul je la déteste un peu moins parce que j'ai rencontré l'homme de ma vie, le père de mes enfants. Tout est en nuance, et plus on vieillit et on se rend compte que tout ça n'était que futilité. J'ai trop cru en l'amitié sincère et je me suis très souvent faite avoir. La distance n'aide pas non plus à garder les amis près de nous, j'ai mis 1000km entre moi et eux, ils n'ont pas compris. Mais comme tu le dis si bien, je prends mon temps rien que pour moi et finalement j'avance, je ne perds plus ce temps si précieux et je construis ma vie.
Ne te tracasses pas, vis ta vie comme bon te semble et laisse les ingrats derrière toi tu ne perdras rien !
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