mardi 13 janvier 2009

Australia

Fin des années 30.Lady Sarah Ashley, une aristocrate anglaise hautaine et renfermée, arrive au coeur des paysages sauvages du Nord de l'Australie pour y rejoindre son mari qu'elle soupçonne d'adultère, et qui tente - sans succès - de vendre l'immense domaine qu'ils possèdent sur place : Faraway Downs.Elle ne tarde pas à découvrir que l'exploitation est au bord de la ruine et menacée par son propre contremaître, Neil Fletcher, un homme sans scrupules de mèche avec un puissant éleveur, prêt à tout pour précipiter la chute du domaine et s'en emparer.Pour sauver Faraway Downs, Sarah n'a pas d'autre choix que de s'allier à un "cow-boy" local un peu rustre connu sous le seul nom de "Drover", et de parcourir avec lui des milliers de kilomètres à travers les terres aussi magnifiques qu'inhospitalières du pays afin de mener jusqu'à Darwin 1500 têtes de bétail.Peu à peu transformée par la puissance et la beauté des paysages, touchée par la rencontre d'un jeune aborigène orphelin, Sarah découvre des sentiments qu'elle n'avait jamais éprouvés jusqu'alors.Au terme de leur périple, la seconde guerre mondiale a rattrapé l'Australie, et la ville de Darwin doit désormais faire face aux bombardements japonais.Pour la première fois de sa vie, Sarah sait pour qui et pour quoi se battre, et est prête à tout pour sauver ce qui compte désormais pour elle.
C’est avec impatience que je suis allée au cinéma voir le nouveau Baz Luhrmann qui est une joie à chaque fois pour moi, grande fan des débuts !

L’histoire est assez bien résumée ci dessus, pas la peine de développer plus sous peine de faire un spoil total de cette sublime fresque australienne.

Ancienne étudiante en Anglais, on a fait pas mal l’histoire de l’Angleterre, des US, de l’Irlande même. Mais pas de l’Australie, pays pourtant hautement important dans l’histoire du Commonwealth. C’est avec plaisir qu’on en découvre un peu plus. Le pays est magnifiquement filmé, surement photoshopé parfois, mais qu’importe. L’essentiel est là, donnant seulement envie d’y aller, de parcourir ses plaines arides, de le connaître seulement un peu plus. Le tout sur fond de racisme envers les enfants illégitimes et rarement reconnus nés d’une mère aborigène et d’un père blanc. Ces enfants ne sont ni blancs, ni noirs comme le dit le petit narrateur. Et leur place leur est difficile à trouver. Rajoutez un soupçon de WW2, et vous aurez un peu plus d’intensité dramatique, comme sait si bien le faire Luhrmann.

Nicole Kidman est égale à elle même. Belle, sublime, talentueuse. J’ai lu qu’elle n’avait pas aimé sa prestation, pourtant, qui d’autre aurait pu jouer cette bourgeoise perdue dans le bush Australien avec tant de talent ? Elle fait décidément partie de ses actrices qui auront le don de vous faire rire, pleurer ou les haïr parce qu’elles sont incroyablement belles, mêmes toutes crottées …
Hugh Jackman quant à lui … Oh Hugh … Je ne pense pas avoir les mots pour décrire ce que cet homme peut faire à une salle de cinéma, tant aux hommes qu’aux femmes … Cette scène où il se renverse un bidon d’eau sur le corps … Toutes les femmes étaient en train de baver, et les hommes en train de rager parce qu’ils bavaient eux aussi ! Et comble du comble, c’est qu’il nous a tous émus, fait rire aussi …
Dans les acteurs secondaires, est notable la performance de Brandon Walters dans le rôle de Nullah, adorable enfant mi blanc, mi aborigène. Notons aussi David Wenham, habitué des super productions, telles que LOTR (dans le rôle de Faramir) ou 300 (dans le rôle de Dilios, celui qui raconte l’histoire) et qui est là le bad guy de service.

En gros, Australia, malgré ses 2h35, passe comme une lettre à la Poste. On y trouve de tout pour faire un film qui ravira les femmes et réconciliera les hommes avec les films de nanas. De l’action, de l’humour, de l’amoûr, des comédiens talentueux, un réalisateur génial. Courez y tant qu’il passe encore !


1 commentaire:

Anonyme a dit…

Si tu arrives à avoir le courier international du 7 janv, il y a un article instructif sur ce film & les indigènes au cinéma !