lundi 2 février 2009

Paris sous la neige ...

Ce matin je me lève, la tête dans le pâté (pour ne pas être vulgaire directement un lundi matin !) et je vois ma fenêtre dans un drôle d'état. Je pense à un brouillard style jeu vidéo (Silent Hill pour être plus précise) et je flippe. - Parce que oui j'ai peur de tout, même de mon ombre, non je suis pas courageuse pour un sou.- Après avoir retrouvé mes esprits, je constate qu'en fait c'est juste de la neige. Et moi la neige elle me fait pas peur. Même quand je conduis sur la neige j'ai pas peur. Même que quand j'étais à la campagne (et même à Lyon) je m'amusais à freiner comme une malade pour déraper. Même que j'ai jamais eu d'accident. Sauf la fois où j'me suis pris un chevreuil dans le pare-chocs avant, mais ça c'est une autre histoire.
Bref, ce matin il neige ! Et pas qu'un peu ma bonne dame ! Moi je suis dans le genre "Les éléments ne me font pas peuuur, vade retro neige de tapette ..." Donc j'ai fait la coquette ce matin. J'ai mis ma belle jupe que je suis la seule à aimer et qui ressemble surement aux rideaux que vos grands parents ont chez eux (moi j'en ai plus, donc je sais pas), mes super collants achetés à Lyon avec des rayures (même qu'ils sont en laine et qu'ils piquent pas vu que j'y suis allergique) et mes magnifiques ballerines (achetées en soldes, à Lyon aussi). Bref, je dirais que j'ai joué la carte de l'inconsciente, ou de la conne (rayer la mention inutile.). Je descends, en me disant que la neige aura cessé de tomber, que tout ira bien, que c'est pas grand chose.
Ha ha ha *étouffement de rire jaune*
Alors non seulement il neige mais un truc de malade à l'heure où je vous parle (càd 8h52 à mon PC) mais en plus j'ai pas mon parapluie, et soyons francs, je suis pas super équipée pour. Donc déjà ce soir je fais un caprice, ou je tente d'acheter Chéri pour avoir une de ses paires de bottes trop kawaii en pied de Yéti retourné.
Mais le plus marrant, c'est que j'ai dû aller bosser. Oui parce que la grève, ça peut passer si je viens pas, mais la neige ... J'habite à 20 min en métro, et les métros roulent même sous la neige. Donc, pas d'excuse. J'aurais pu aussi remonter les 6 étages - à pied, sans ascenceur - mais plutot crever, alors j'y suis allée à la brave.
Le chemin jusqu'au bus était simple, j'ai presque pas glissé, mais je sentais le regard des gens déguisés en eskimo empli de pitié sur moi. Moi ça allait, j'étais sous la neige, je rigolais presque comme une mongole parce que c'est - je cite - "Jouliiiiiiiiiiiii <3 <3 <3" (oui quand je parle je peux retranscrire les <3 dans ma voix, c'est fort je sais ...). Ma collègue m'appelle entre temps en panique "Il neiiiiiiige !! Mais comment je faiiiiis !!" J'ai essayé de la rassurer, sans trop de mépris, et je crois que ça s'est bien passé. Arrivée à la Place de l'Etoile, ça a été un peu plus dur, un peu plus glissant. Bon en plus j'ai voulu prendre des photos, initiative très très con. Là encore les gens m'ont regardé telle une touriste un peu coconne qui a jamais vu de la neige de sa vie ... J'assume toujours ! Le métro n'a pas eu de retard, pas de souci, j'étais contente. Arrivée à Bir Hakeim, je crois voir qu'il ne neige plus, je sors comme une vaillante, Prodigy remixé par Pendulum hurlant dans mes oreilles. Et là, c'est le drame, tout s'enchaîne.
Je glisse une première fois et manque de me faire renverser par un camion qui avançait à 2 km/h et qui a eu la gentillesse de s'arrêter. Je continue mon périple en passant devant le Ministère de l'Intérieur (moment émotion pour la gerbe que j'ai posé un Vendredi matin après une cuite post Noel assez marrante) et relativement protégée par les immeubles. Là je me dis encore qu'il ne neige plus, que c'est ma chance, qu'il faut foncer.
Ha ha ha *rire encore étouffé et toujours jaune*
En fait les immeubles protégeaient la rue oui, mais il neigeait toujours. Prodigy toujours dans les oreilles, je me lance sur le quai de Grenelle en travaux, vas y que ça glisse, que c'est moche et que ça glisse. Je reglisse. Bien entendu. Et je tombe dans les bras d'un jeune homme indécemment beau. Comme dans les films. Sauf qu'on a glissé tous les deux et qu'on a eu l'air bien con. Mais je suis tombée sur son sac, donc j'étais pas mouillée moi. Après excuses et tout le tatouin, je suis repartie, atteignant presque mon but, et j'ai littéralement fait du ski de fond de ballerines jusqu'à mon taff où je suis arrivée sans encombres.
Moralité : Paris sous la neige avec Prodigy, c'est surréaliste mais fun !

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